VŒUX DE FIN D’ANNEE SELON L’ÉQUILIBRISME
VŒUX DE FIN D’ANNEE SELON L’ÉQUILIBRISME Par Henri Barbeblanche Fondateur de la philosophie de l’Équilibrisme En cette lisière fragile entre deux années, là où le temps semble retenir son souffle, je ne peux me résoudre à formuler des vœux comme on lance des promesses au hasard. Je ne peux pas non plus me contenter d’un simple « que tout aille mieux », tant le monde que nous traversons est complexe, tendu, parfois brutal. Si je regarde l’année qui s’achève avec lucidité, sans complaisance mais sans dureté, je vois une humanité profondément ébranlée. Je vois des clivages s’être durcis, des idées partisanes devenir des identités, des opinions se transformer en armes. Je vois des violences justifiées par des mots trop grands — politique, religion, sécurité, idéologie — comme si ces mots suffisaient à absoudre l’inhumain. Je vois la peur s’installer entre les êtres, la méfiance remplacer la rencontre, l’autre devenir une menace avant même d’être un visag...