QUAND UN CYCLE HUMAIN SE TERMINE – ET CE QUE L’ÉQUILIBRISME PEUT OFFRIR
QUAND UN CYCLE HUMAIN SE
TERMINE – ET CE QUE L’ÉQUILIBRISME PEUT OFFRIR
Par Henri Barbeblanche Fondateur de la philosophie de
l’Équilibrisme
En cette fin d’année, je sens quelque chose d’étrange. Pas seulement la fin traditionnelle d’un cycle annuel, mais l’impression de la fin d’un cycle humain beaucoup plus large. Comme si l’humanité arrivait au bout d’un mode d’existence qui lui a permis d’avancer jusqu’ici, mais qui, désormais, devient insuffisant pour continuer à vivre ensemble.
Nous sommes entrés dans
une époque où les tensions semblent avoir dépassé les frontières de
l’acceptable: guerres politiques, tensions religieuses, affrontements
géopolitiques, montée du nationalisme, mépris social, violence quotidienne, et
surtout cette incapacité à écouter celui qui pense autrement.
Le monde semble divisé en
camps opposés, chacun convaincu d’être dans le vrai, chacun persuadé que
l’autre est l’ennemi. Nous assistons à une radicalisation des visions, à une
polarisation globale où la nuance disparaît.
Il n’y a plus de milieu,
il n’y a plus de passerelle.
Seulement « pour » ou «
contre ».
Et dans cette
fragmentation, l’humanité se perd.
nous ne sommes pas
séparés.
Nous sommes un réseau
vivant, interdépendant, organique.
Nous vivons sur une seule
Terre, nous respirons le même air, nous dépendons des mêmes ressources
limitées.
Et pourtant, nous
continuons de nous comporter comme si l’autre n’était qu’une menace.
Il suffit de lire les
journaux:
la guerre en Ukraine, la
montée des djihadistes au Mali, les tensions en Asie, la militarisation des
nations, les discours de haine, les murs, les frontières, les accusations, les
cris…
L’humanité est entrée
dans une forme de panique.
Et pourtant…
Au milieu de tout cela, une question m’habite:
et si cette fin n’était
pas seulement une fin?
Si nous étions en train
d’assister non pas à une chute, mais à une mutation nécessaire?
Une transition
obligatoire?
Un moment où l’humanité, au pied du mur, n’a d’autre choix que de réinventer sa manière d’être humaine?
L’Équilibrisme vient
comme un rappel:
aucune force ne peut
exister sans sa contrepartie.
Aucune lumière sans
ombre,
aucun chaos sans ordre,
aucune destruction sans
possibilité de reconstruction.
L’Équilibrisme nous dit
ceci:
Ce qui détruit finit
toujours par créer les conditions d’autre chose.
Non pas par miracle,
mais par nécessité du
vivant.
Ce que l’Équilibrisme propose, maintenant
L’Équilibrisme invite l’humanité à revenir à ce qu’elle a oublié:
la conscience de ce qui
relie.
Non pas l’égalité forcée,
non pas l’uniformité,
mais l’équilibre des
différences.
Car l’Équilibrisme
n’abolit pas les différences:
il les relie.
Il ne nie pas les
désaccords:
il cherche le point où
ils peuvent coexister.
Il ne supprime pas les
oppositions:
il propose qu’elles
deviennent complémentaires.
Et si la renaissance commençait là ?
Peut-être que le monde
s’effondre.
Peut-être que les
systèmes tombent.
Peut-être que l’ordre
ancien se fissure.
Mais peut-être que c’est
exactement ce qu’il faut
pour que l’humanité
retrouve
ce qu’elle a perdu:
sa propre conscience.
Sa capacité à choisir.
À écouter.
À se relier.
À aimer.
L’Équilibrisme nous
propose d’ouvrir les yeux, non pas sur ce qui finit, mais sur ce qui commence.
Car tout ce qui s’achève
ouvre un espace pour
autre chose.
Et si ce cycle était
simplement
la fin de l’ancien humain
et le début d’un humain
nouveau?
Un humain conscient.
Un humain relié.
Un humain libre.
Un humain vivant.
Je n’ai pas les réponses.
Je ne les cherche pas.
Mais je crois encore
que l’humanité peut
renaître.
Non pas malgré ce que
nous vivons…
mais grâce à ce que nous
vivons.
Philosophe,
écrivain, créateur de la philosophie de l’Équilibrisme

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