L’ÉQUILIBRISME ET LES QUATRE ACCORDS TOLTEQUES
L’ÉQUILIBRISME ET LES QUATRE ACCORDS TOLTEQUES
Par Henri Barbeblanche Fondateur de la philosophie de
l’Équilibrisme
Lorsque j’ai découvert
les Quatre Accords Toltèques, j’y ai vu comme des pierres posées sur un chemin
déjà familier.
Ces accords parlent de
liberté intérieure, de désapprentissage, d’un retour à soi au-delà de la
domestication sociale.
L’Équilibrisme, tel que
je le vis et l’enseigne, ne contredit rien de cette voie : il la complète, il
la nuance, il lui donne parfois une respiration différente.
1. Que votre parole soit impeccable
On entend souvent ce
conseil comme un appel à ne jamais dire un mot qui blesse, ni mentir, ni trahir
sa pensée.
Dans l’Équilibrisme,
l’impeccabilité de la parole n’est pas seulement une question de justesse
envers l’autre, mais aussi envers soi-même.
Je peux prononcer des
mots polis et mesurés, et pourtant me trahir si je parle à contresens de mon
ressenti profond.
Pour moi, la parole
impeccable, c’est celle qui est alignée : alignée à ma vérité intérieure,
alignée à ma conscience du moment.
Elle ne cherche pas à
avoir raison, elle cherche à être authentique.
Et si, demain, ma
compréhension change, l’Équilibrisme m’invite à ne pas m’accrocher à ma parole
passée comme à une statue figée, mais à l’ajuster avec la même honnêteté.
2. Quoi
qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
C’est un accord
difficile, car nous vivons dans un monde où le regard de l’autre pèse lourd.
Dans l’Équilibrisme, je
ne cherche pas à être imperméable aux autres — je ne veux pas devenir un bloc
de pierre.
Je veux rester poreux,
mais sans me dissoudre.
Lorsque quelqu’un me
juge, me critique ou me projette ses attentes, l’Équilibrisme me rappelle que
je ne suis pas cet avis, pas plus que je ne suis la louange ou l’insulte.
Je peux écouter, même
ressentir l’impact émotionnel… mais sans laisser ce ressenti diriger ma valeur
ou mes choix.
Ainsi, je reste dans mon
axe, sans fermer mon cœur.
3. Ne faites pas de suppositions
Ici encore,
l’Équilibrisme offre un espace de nuance.
Oui, ne pas supposer
évite bien des malentendus.
Mais je crois qu’il est
illusoire de vouloir supprimer toute projection : notre esprit en fabrique
naturellement.
La clé, pour moi, n’est
pas de refuser toute supposition, mais de rester conscient de ce qui est
imagination et de ce qui est fait.
Lorsque je sens que je
suis en train de construire un scénario intérieur, l’Équilibrisme m’invite à le
tenir comme une hypothèse, non comme une vérité.
Et à avoir le courage de
demander, de clarifier, de vérifier — plutôt que de juger ou d’agir sur une
fiction que je prends pour du réel.
4. Faites
toujours de votre mieux
Dans l’Équilibrisme,
“votre mieux” n’est pas une performance constante.
C’est un mieux mouvant,
qui change selon les jours, l’énergie, l’état du corps, l’humeur de l’âme.
Mon mieux d’aujourd’hui
n’est pas celui d’hier, et il ne sera pas celui de demain.
Vivre cet accord dans un
esprit équilibriste, c’est accepter ces fluctuations sans se juger, et
reconnaître que parfois, le mieux que je peux faire… c’est de ralentir, de dire
non, de me reposer.
Ce “mieux” n’est pas un
standard figé, c’est un état de présence sincère à ce que je peux offrir dans
l’instant.
Ainsi, l’Équilibrisme et
les Quatre Accords Toltèques se rejoignent sur un point essentiel :
ils nous rappellent que
notre liberté ne se conquiert pas en accumulant des règles, mais en cultivant
une vigilance intérieure.
L’Équilibrisme ajoute à
cette voie la conscience que nous sommes des êtres changeants, et que la
fidélité à soi n’exige pas de figer nos choix, mais de les ajuster à mesure que
nous grandissons.
Peut-être, au fond, que
le nouveau rêve dont parle Don Miguel Ruiz et la vision de l’Équilibrisme
partagent la même racine :
celle d’un être humain
qui cesse de vivre sous le joug des anciens accords, pour marcher, pas à pas,
sur le fil vivant de sa vérité.
Philosophe, écrivain, créateur de la philosophie de l’Équilibrisme
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