LES CERCLES ET LE RENONCEMENT

 


LES CERCLES ET LE RENONCEMENT

Par Henri Barbeblanche Fondateur de la philosophie de l’Équilibrisme

 

Je regarde la vie sociale comme on observe une spirale de Fibonacci.

Au centre, il y a l’être nu — sans masque, sans rôle, sans décor.

Puis viennent les cercles: l’intime, le familial, l’amical, le social, le sociétal.

À chaque cercle, un rôle se superpose, un masque s’ajuste.

Nous jouons des personnages si habilement que nous oublions le premier visage.

 

Ce qui me frappe, c’est la facilité avec laquelle nous sacrifions notre vérité au confort de la reconnaissance.

Nous nous convainquons que tout va bien parce que les autres sourient, parce que l’image est lisse.

Nous nous persuadons que notre vie est « la bonne » parce qu’elle correspond à ce qu’on attend de nous.

 

Mais je pose toujours cette question, qui tombe comme un silence après la musique:

Es-tu heureux?

Pas « est-ce que tout le monde autour de toi l’est ».

Pas « est-ce que tu fais bonne figure ».

Es-tu heureux, au fond?

Quand tu te tiens seul dans la chambre intérieure de ton être,

Quand tu enlèves le costume que chaque cercle t’a fait porter,

Quand tu reviens au centre de la spirale,

Est-ce que tu te sens vivant?

 

Parce que l’équilibrisme, c’est ça:

Retrouver le centre avant que la spirale ne nous ait éloignés de nous-mêmes au point de nous perdre.

 

Henri BarbeBlanche

Philosophe, écrivain, créateur de la philosophie de l’Équilibrisme

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