L’EQUILIBRISME FACE AUX PRATIQUES SPIRITUELLES, ENERGETIQUES ET SYMBOLIQUES
L’EQUILIBRISME FACE AUX PRATIQUES SPIRITUELLES, ENERGETIQUES ET SYMBOLIQUES
Par Henri Barbeblanche, philosophe, écrivain, créateur de
la philosophie de l’Equilibrisme, créateur du concept d’Equitude.
L’humanité a toujours
cherché à comprendre, à soulager, à donner du sens.
Tarologie, kinésiologie,
reiki, chamanisme, pratiques religieuses, magie, sorcellerie…
Toutes ces voies, malgré
leurs formes très différentes, naissent d’un même mouvement fondamental :
le désir d’entrer en
relation avec ce qui dépasse l’évidence immédiate.
L’Équilibrisme ne se
place pas au-dessus de ces pratiques.
Il ne les invalide pas.
Il ne les sacralise pas
non plus.
Il se tient ailleurs.
Non pas comme une
nouvelle croyance,
mais comme un regard posé
sur la manière dont l’être humain entre en relation avec ses croyances, ses
outils, ses rituels et ses symboles.
I.
Ni croire, ni rejeter : observer
Dans l’Équilibrisme, la
question n’est pas :
« Est-ce que cela
fonctionne ? »
ni même :
« Est-ce que c’est vrai ?
»
La question devient :
Que se passe-t-il en moi
quand je pratique, quand je crois, quand j’agis à travers cela ?
Un tirage de tarot peut
ouvrir un espace de réflexion.
Un soin énergétique peut
apaiser.
Un rituel peut structurer
une traversée intérieure.
Une religion peut offrir
un cadre, une communauté, une direction.
Mais l’Équilibrisme
invite à regarder ce qui agit réellement :
Est-ce
la pratique elle-même ?
Est-ce
la croyance qui l’accompagne ?
Est-ce
l’intention ?
Est-ce
la relation que j’entretiens avec ce que je fais ?
Ce regard n’enlève rien à
la pratique.
Il la rend plus
consciente.
II.
Quand l’outil devient une béquille
Toute pratique, aussi
ancienne ou sacrée soit-elle, peut glisser vers une forme de dépendance
subtile.
Quand le tarot devient
une autorité extérieure.
Quand l’énergie devient
une explication à tout.
Quand le rituel remplace
la responsabilité.
Quand la religion se
substitue au discernement.
Alors l’outil n’est plus
un soutien :
il devient un refuge
contre l’incertitude.
L’Équilibrisme ne combat
pas cela.
Il invite simplement à le
voir.
Voir où l’on délègue son
pouvoir.
Voir où l’on cherche des
réponses toutes faites.
Voir où l’on préfère une
certitude rassurante à une présence inconfortable.
III.
La présence avant le symbole
Dans beaucoup de
traditions — chamaniques, mystiques, ésotériques — il est dit que le véritable
pouvoir ne réside pas dans l’objet, mais dans l’état intérieur.
L’Équilibrisme rejoint
cela, mais sans le mystifier.
Il rappelle que :
une
carte est un support,
un
geste est un langage,
un
rituel est une mise en forme,
une
prière est une orientation intérieure.
Ce qui fait la justesse
d’une pratique, ce n’est pas sa complexité ni son ancienneté,
mais la qualité de
présence de celui ou celle qui la vit.
IV.
Libre arbitre et responsabilité
Là où certaines voies
promettent des réponses,
l’Équilibrisme ramène au
choix.
Il ne dit pas :
« Voilà ce que tu dois
croire »
ni :
« Voilà ce que tu dois
faire »
Il dit :
Observe. Ressens.
Choisis.
Même dans une pratique
religieuse.
Même dans une voie
magique.
Même dans un soin
énergétique.
Le libre arbitre n’est
pas supprimé par la croyance.
Il est souvent simplement
oublié.
L’Équilibrisme le remet
au centre, sans violence, sans dogme.
V.
Une posture transversale
C’est peut-être là sa
singularité.
L’Équilibrisme peut
accompagner :
un
tarologue, sans lui dire comment tirer les cartes,
un
praticien énergétique, sans toucher à sa technique,
un
croyant, sans remettre en cause sa foi,
un
chamane, sans s’approprier ses rituels.
Il n’ajoute pas une
couche de plus.
Il clarifie l’espace dans
lequel tout cela se déploie.
Il invite chacun à
habiter sa pratique sans se confondre avec elle.
VI.
Vivre plutôt que croire
Au fond, l’Équilibrisme
ne cherche pas à expliquer le mystère.
Il invite à ne pas s’y
perdre.
Il rappelle que la
spiritualité commence souvent là où l’on cesse de vouloir maîtriser.
Que la sagesse ne naît
pas toujours de la réponse, mais de la qualité de la question.
Et que l’humain n’a
peut-être pas besoin de plus de systèmes,
mais de plus de présence.
Quelle que soit la voie
empruntée,
l’Équilibrisme n’est pas
un chemin de plus.
Il est la manière de
marcher.
Philosophe, écrivain, créateur de la philosophie de l’Équilibrisme, créateur du concept d’Equitude

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