REFLEXION SUR UN MONDE SANS FRONTIERES, SANS DOGMES EXCLUSIFS, SANS MURS INTERIEURS
REFLEXION SUR UN MONDE SANS FRONTIERES, SANS DOGMES EXCLUSIFS, SANS MURS INTERIEURS Par Henri Barbeblanche Et si demain, au lever du jour, les cartes du monde s’effaçaient doucement, comme des dessins tracés dans le sable qu’un vent d’éveil viendrait disperser ? Je parle ici des lignes invisibles et pourtant si pesantes, celles qui découpent la terre comme un bien à défendre, celles qui nous apprennent depuis l’enfance que l’« autre » vit ailleurs, pense autrement, prie autrement, et qu’il faut peut-être s’en méfier. Mais si nous osions un instant imaginer que ces lignes n’étaient qu’accidents de l’histoire, et non lois naturelles ? Alors, ce ne serait pas la fin des identités, mais la naissance d’une identité vaste, tissée d’altérités réconciliées. Je ne rêve pas d’un monde uniforme, non. L’uniformité est une impasse, un déni de la richesse. Je rêve d’un monde accordé, comme un grand instrument composé de milliers de cordes vibrante...