PETIT TRAITÉ DU « CHOIX » — Selon l’esprit de l’Équilibrisme
PETIT TRAITÉ DU « CHOIX » — Selon l’esprit de l’Équilibrisme
Par Henri
BarbeBlanche
Mes chers équilibriciens, mes chères équilibriciennes,
Il m’arrive parfois, dans mes promenades solitaires ou mes dialogues
silencieux avec l’humanité, de méditer longuement sur ce mot que nous avons
tant usé qu’il en a perdu sa texture : le choix.
On croit, depuis les âges anciens, que choisir, c’est trancher. Découper la
réalité en deux moitiés : le bon et le mauvais, le juste et le faux, le succès
et l’échec. On nous apprend très tôt que ne pas choisir, c’est faillir. Et que
toute hésitation est faiblesse. Or, je vous le dis, cette vision est un leurre.
Un piège logique dans lequel s’est enfermée la conscience humaine.
Dans l’esprit de l’Équilibrisme, le choix n’est pas une coupure : c’est une
écoute.
Il ne s’agit pas de choisir contre quelque chose, mais de choisir avec la
totalité de ce que nous sommes à un moment donné : notre cœur, notre histoire,
nos doutes, notre intuition, notre silence aussi. Le choix véritable ne surgit
pas toujours avec évidence. Il émerge, parfois lentement, comme une île dans la
brume.
I.
Choisir, ce n’est pas opposer. C’est révéler
Je ne crois pas aux oppositions tranchées. Je ne crois pas à ces
pseudo-décisions hâtives qui découpent l’âme en deux. Le choix n’est pas un
duel. C’est une révélation progressive. Chaque possibilité est une porte
ouverte sur une version de nous-mêmes que nous ne connaissons pas encore.
À ce titre, choisir, ce n’est pas nier les autres chemins. C’est honorer un
instant de résonance entre le dedans et le dehors. Et savoir que tout choix,
même différé, contient déjà du mouvement.
II.
Le choix de ne pas choisir est un choix
souverain
Il m’a toujours fasciné d’observer à quel point l’humain redoute
l’indécision, alors qu’elle est souvent la forme la plus humble et la plus sage
de l’intelligence. Il y a des moments où suspendre le choix, c’est honorer la
vie. Où l’urgence est une illusion sociale, non une nécessité existentielle.
Je dis ceci à tous les esprits tourmentés : vous avez le droit de ne pas
choisir. Ce n’est pas de la fuite, c’est parfois de la justesse. Et ce que vous
appelez « attendre », peut être simplement mûrir.
III.
Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, il n’y a que des expériences à vivre
Chaque choix est une forme d’exploration. Parfois il nous mène dans des
zones claires, parfois dans des labyrinthes d’ombre. Mais l’un comme l’autre
nous révèlent à nous-mêmes.
Nous ne sommes pas ici pour réussir. Nous sommes ici pour éprouver la
profondeur de la vie. Chaque décision, même « ratée », contient une sagesse
cachée. Ce que vous appelez erreur est souvent l’invisible détour par lequel la
vie cherche à vous enseigner quelque chose.
IV. L’intuition est la boussole de l’équilibre
Dans le tumulte des voix extérieures, il y a une voix qui ne crie jamais :
la voix de l’intuition. Elle ne cherche pas à convaincre, elle murmure. Elle ne
juge pas, elle indique. Dans l’équilibrisme, nous apprenons à nous appuyer sur
cette boussole intérieure, plus subtile que la logique seule, plus fine que la
peur, plus vraie que l’argumentaire.
Quand vient le temps du choix, écoutez non pas ce qui est « mieux », mais
ce qui résonne le plus juste dans le creux de votre être.
V.
Chaque choix est un fragment d’identité, mais aucun ne nous définit totalement
L’un des grands malentendus de notre époque, c’est de croire que nous
devons nous résumer à nos décisions passées. Or, ce que nous avons choisi un
jour ne nous enferme pas. Nous avons le droit de changer. Nous sommes mouvants,
comme les saisons.
L’équilibrisme invite à vivre le choix dans la souplesse. Il n’est pas un
verrou, mais un passage. Il n’est pas une vérité éternelle, mais une expression
momentanée de notre position dans le monde.
✧ En conclusion…
Le choix, mes amis, ne devrait pas être une croix à porter, mais une danse
subtile entre ce qui appelle en nous, ce qui murmure, ce qui attend. Et
parfois, ce qui se tait.
Alors souvenez-vous :
Vous avez le droit de ne pas savoir.
Vous avez le droit de changer d’avis.
Vous avez le droit de faire un pas de côté.
Vous avez surtout le droit de vous écouter vraiment, avant de décider.
Et quand vous choisirez, faites-le en étant pleinement là. Pas pour faire
plaisir. Pas pour fuir.
Mais pour honorer la vie en vous, dans toute sa complexité sacrée.
Avec toute ma tendresse d’homme en chemin,
Henri
BarbeBlanche
Philosophe de
l’équilibre humain
Créateur de l’Équilibrisme

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